<
mercredi , 18 janvier 2017
 
 
Pourquoi j’ai pleuré samedi soir (Par Nathalie Sivan)

Pourquoi j’ai pleuré samedi soir (Par Nathalie Sivan)

Aujourd’hui pas de politique ni de cynisme à propos de tel ou tel événement survenu ces derniers jours. Si nous parlions d’amour ? De l’amour entre chacun d’entre nous qui permet de dépasser toutes les frontières et toutes les différences. En Israël, il faut l’avouer, dans ce domaine nous sommes des as !

Dans les cérémonies officielles qui se déroulent à chaque stade de l’existence de l’Israélien lambda : l’amour est présent. Des fêtes de fin d’année au gan, à l’école primaire, le lycée puis l’armée, toute réjouissance est bonne pour nous faire couler des larmes de bonheur. En effet, comment contenir tant d’émotions face au don de soi et d’investissement de tous ceux qui forment et s’occupent un temps de nos enfants.

Samedi soir,  j’ai eu le bonheur de vivre un beau moment de vie. Un de mes fils, aux côtés de tous ses amis de classe célébrait ses 12 ans d’études obligatoires : fin d’un cycle dont l’aboutissement est le baccalauréat. Nous avons eu droit à quelques discours du corps enseignant, des élèves et des délégués de parents. Rien de bien passionnant, me direz-vous…

En effet, car « le meilleur « était ailleurs, dans le regard plein de bonté et de satisfaction de ces pédagogues qui enlaçaient ces lycéens avec tant d’amour sincère et profond. Dans ces regards lancés les uns aux autres, j’ai ressenti toute la force de la société israélienne. Cette force qui reconnait le talent et la diversité assumée de tous et que l’on porte aux nues.

En matière d’éducation, tout est loin d’être parfait en Israël comme ailleurs, mais ce qui fait LA différence, en Erets Israël, c’est de savoir mettre toujours en avant les plus de chaque enfant. Ici jusqu’au bac, la compétition n’est pas vraiment de mise car seuls la construction, l’épanouissement et le développement des capacités sont les paramètres d’une éducation réussie.

Mais sans l’amour et le respect de ces éducateurs, rien de tout cela ne pourrait émerger. La jeunesse israélienne fleurit grâce au regard positif et aimant que l’on porte sur elle : elle est notre porte drapeau ! Cette reconnaissance réelle et si belle des qualités morales de «  ces jeunes plantes «  est donc le secret de la fusion entre deux générations.

Tout ceci n’est pas qu’un discours, c’était ce samedi soir, une expérience incroyable. Tous ces parents étaient en larmes à l’issue de cette cérémonie tant la loyauté et la profondeur de tout cet amour éclairaient les visages de tous. Comment rester insensibles face à ces accolades affectueuses et ces remerciements qui fusaient de toutes parts. Ce MERCI de les avoir accompagnés toutes ces années et de leur avoir permis de
 » pousser et fleurir « chacun à son rythme.

Et pourtant, tout cet amour en nous, cette beauté et cette élévation morale qui « est et qui fait  » le peuple juif, des barbares sanglants tentent de l’éteindre en nous. Les Palestiniens veulent anéantir l’humanité au sein de notre peuple en pensant ainsi nous éradiquer.
Il est temps de tous nous lever avec vigueur et dignité pour lutter de toutes nos forces contre cet ennemi que nous devons mettre à genoux. Leur folie n’est pas la nôtre, leur bassesse nous la leur laissons…
Afin d’honorer et de respecter la mémoire de Hallel Ariel et de Michaël Marek, assassinés de manière horrible: peuple d ‘Israël, reprenons le cours de nos vies en prenant les décisions qui s’imposent.

Notre combat sur cette terre est sans conteste légitime: combattons, défendons-nous et sachons rester les détenteurs de l’amour, de cet amour divin offert au peuple élu. L’amour toujours l’amour, rien de mieux pour faire avancer la société. Les  bons sentiments ne sont pas désuets, bien au contraire, remettons-les sur le marché mondial. De toute part, le monde a  besoin d’amour et en Israël, nous savons le prodiguer avec génie…comme d’hab !

A propos de siteadmin

3 commentaires

  1. J’ai vécu la même expérience il y a deux chabbat de ça. Tout un chabbath pour se dire au revoir. Pour dire merci (nous les parents) à ceux qui ont accompagné notre fils notamment lors de ses dernières années d’études secondaires. Pour dire merci (eux les enseignants et personnel) à nous les parents qui leur avons fait ce « cadeau » et accordé ce « privilège » de côtoyer et d’accompagner nos enfants. Mais les plus beaux mercis sont venus des jeunes eux-mêmes qui ont su avec des mots simples, des blagues souvent, des récits de petits moments de vie, nous restituer la vraie disponibilité, l’empathie, la bienveillance, l’écoute attentive etl’aide efficace que leur a prodiguées tout le personnel, du directeur de l’établissement à la cuisinière… Alors bien sûr, certains (parents) ont râlé et prétendu que le niveau des études et celui du diplôme (bac) obtenu en fin de cursus n’était pas à la hauteur, sans même parler de prétendre à l’excellence. À cela, j’objecterais que les élèves les plus doués ont, oui, fait ce parcours d’excellence, un parcours à la carte qui correspond à leurs talents et à leur disponibilité pour les études. Pour les autres, l’équipe pédagogique a fait au mieux, tentant de porter les jeunes au mieux de leurs capacités sur ce temps là de leurs études, expliquant toujours que des connaissances, des savoirs, ça peut se combler à tout moment, qu’il suffit pour cela d’avoir la volonté d’apprendre. En revanche, cette volonté ne peut s’exprimer vraiment que si le jeune est construit de l’intérieur et que cette construction-là en revanche n’attend pas. Et sur ce terrain-là, l’équipe toute entière n’a jamais abandonné. Oui voilà un discours éducatif qui nous déconcerte un peu nous les Français qui voyons les cousins de nos enfants se précipiter ventre à terre vers les meilleurs écoles, les préparatifs, les concours et les universités de haut niveau alors que le bac n’est même pas encore dans la pochette et nous sommes un peu gênés d’avouer que nos enfants euh… n’envisagent pas de faire des études avant au moins e an, si ce n’est plus (si on compte une Yechiva, une Méhina et peut être aussi le voyage post-armée…). Mais ce chabbat m’a complètement décomplexée car je préfère de loin savoir mon fils bien dans tête et dans sa peaux, armé et contruit pour affronter la vie et notre monde, que bardé de diplômes à 25 ans.

  2. Patricia Saadoun

    Bien dit copine

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*