Vidéo : le terroriste demande un renseignement puis dégaine son couteau
Une nouvelle tentative d’attaque à l’arme blanche a eu lieu un matin de chabbat dans le quartier de Tel Romeida, à Hébron. Les images captées par une caméra de surveillance montrent le déroulement de la scène, qui illustre un mode opératoire devenu tristement familier lors de la vague d’attaques au couteau.
Une ruse pour approcher sa victime
Sur la vidéo, on aperçoit un homme, un papier à la main, qui interpelle un soldat. Le militaire s’approche pour le renseigner, pensant avoir affaire à un passant cherchant son chemin. C’est alors que l’assaillant sort un couteau dissimulé sous ses vêtements et tente de le poignarder.
Le soldat n’a été que légèrement blessé. Il a été évacué vers l’hôpital Chaaré Tsedek de Jérusalem. Ses camarades ont ouvert le feu sur l’assaillant, Hatam Shaloudi, un habitant d’Hébron, qui a été mortellement blessé.
Une série d’attaques dans le même secteur
Cette agression s’inscrivait dans une succession d’attaques survenues en quelques jours à Hébron et à Jérusalem. Face à cette escalade, le commandement de Tsahal a annoncé l’envoi d’un nouveau bataillon de la brigade Kfir pour renforcer les soldats déjà déployés dans la région.
Hébron est une ville particulièrement sensible. Elle abrite le caveau des Patriarches, lieu saint pour les juifs comme pour les musulmans, et une petite communauté juive y vit sous forte protection militaire au milieu d’une population palestinienne nombreuse. Les tensions y sont permanentes, et les soldats en poste sont régulièrement exposés à ce type d’attaques.
Le défi de la vigilance
Ce qui frappe dans ces images, c’est la banalité apparente du geste initial. Demander un renseignement est un acte du quotidien, et le soldat réagit naturellement en s’approchant. Les terroristes ont exploité cette proximité pour frapper sans être repérés. Les forces de sécurité ont dû adapter leurs consignes, en demandant aux soldats de garder leurs distances avec les inconnus et de rester sur leurs gardes, même lors d’échanges apparemment anodins.
Ces mesures pèsent aussi sur la population palestinienne d’Hébron, soumise à des contrôles renforcés. C’est l’un des paradoxes de la lutte contre les attaques au couteau : chaque attentat accroît la méfiance et rend plus difficile la vie quotidienne de tous les habitants de la ville.

