Confidences sur la détestation Obama-Netanyahou

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David Sebban 3 Commentaires Clinton, détestait, haine, Hillary, Netanyahou, Obama

Dore Gold, proche de Binyamin Netanyahou et ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien, a révélé qu’après les funérailles du défunt président Shimon Pérès, Obama appela depuis Air Force One, l’avion présidentiel américain, Binyamin Netanyahou.

Yoav Horowitz, chef d’état-major du bureau de M. Netanyahou, a pris l’appel: « Dites à votre patron que s’il veut un enterrement comme Pérès, il devrait commencer à bouger, à aller de l’avant », a déclaré la voix à l’autre bout du fil, selon Dore Gold. L’implication du commentaire était que le Premier ministre israélien devait être plus flexible dans le cadre du « processus de paix » avec les Palestiniens. Gold raconte que  Netanyahou a répondu: « Dites-lui que je renonce à cet honneur parce que je n’ai pas l’intention de participer aux funérailles de mon pays. »

Plusieurs incidents de même nature ont émaillé les relations entre Netanyahou et Obama, selon Gold mais pour le moment, ce dernier préfère ne pas les divulguer.

«Peut-être que dans quelques années, je les révélerai», a-t-il déclaré. Gold a également accusé l’ancienne administration de la Maison Blanche d’avoir « une sorte d’arrogance: ils ont développé un point de vue selon lequel peu importe ce que les Arabes disent et ce que les Israéliens disent, ils savent mieux quels sont les besoins des deux parties. »

Hillary Clinton n’était pas en reste

Selon lui, la secrétaire d’Etat d’Obama, Hillary Clinton,  n’a pas hésité à violer le protocole en réprimandant durement des officiers de Tsahal à cause de la démolition de maisons de terroristes palestiniens.

Dore Gold a déclaré que « la question de la Judée Samarie était devenue une obsession pour eux. Il y avait beaucoup de point qui, aux yeux des Palestiniens, ne constituaient pas un obstacle ou une contrainte empêchant les négociations. Mais à Washington, pour une raison quelconque, c’était devenu le sujet central. »

En guise de preuve, il a cité le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a déclaré en 2011, au milieu des pressions des Etats-Unis sur Israël d’arrêter la construction en Judée Samarie: « Les Américains m’ont hissé sur un arbre et ont ensuite retiré l’échelle. »

Plus royalistes que le roi

Un commentaire de l’ancienne conseillère à la sécurité nationale Susan Rice montre la profondeur de l’antipathie de l’administration Obama envers Israël. Mme Rice a déclaré que même si Israël et les Palestiniens parvenaient à un accord, les Etats-Unis pourraient s’y opposer s’ils le jugeaient « injuste » envers les Palestiniens…

Lors de la première rencontre entre Obama et Netanyahou, « le Premier ministre israélien est à la Maison Blanche, et il est surpris. Surpris par la demande d’arrêter la construction au-delà de la ligne verte, qui n’a jamais été présentée en amont. Surpris que cette demande se réfère aussi à Jérusalem – ce qui ne s’était jamais produit sous George [W.] Bush. Mais ce qui l’énervait plus que tout le reste était l’ignorance de la lettre de Bush. La lettre avait pourtant été validée par les deux chambres du Congrès, comme si c’était un contrat formel. Mais Obama est venu, et a jeté la lettre de Bush à la poubelle de l’histoire.  »

Un conflit latent qui poussera Netanyahou quelques mois plus tard, à défier Obama à domicile, devant le congrès américain. Le Premier ministre israélien n’avait plus rien à perdre, l’administration américaine était allée trop loin…