Quand le conseiller du président palestinien veut égorger les Juifs
28 juin 2016
Après le dérapage antisémite du président palestinien depuis la tribune du parlement européen à Bruxelles la semaine dernière, accusant des rabbins juifs d’appeler à empoisonner les puits, c’est au tour de l’un de ses principaux conseillers de défrayer la chronique de la haine.
Dans une interview au site « Dunia al Watan », Sultan Abu Aleynin, conseiller du président de l’Autorité palestinienne et membre du Comité central du Fatah, a carrément menacé d’égorger de ses propres mains les Israéliens. Alors qu’il répondait à une question portant sur la coopération israélo-palestinienne, Aleynin a rétorqué, « Je suis contre des discussions, des conversations, des réunions et la normalisation des relations de quelque façon que ce soit, avec l’occupation israélienne, d’ailleurs, si je croise la route d’un Israélien, je lui trancherai la gorge ».
Poursuivant sur le même ton, le conseiller du président palestinien précise que « si Mahmoud Abbas m’ordonne de discuter avec eux, je refuserai fermement. Je ne veux pas être en contact avec la société israélienne à moins que je sois pris en otage par des colons extrémistes ».
Sultan Abu Aleynin en a profité pour écorcher les responsables palestiniens de la Moukata qui participent aux réunions de coordination sécuritaire avec Israël indiquant « Ils n’occupent pas de place dans mon cœur, leurs déplacements dépendent des autorisations délivrées par le ministère israélien de la Défense ».
Le chef de la la coordination des activités gouvernementales d’Israël dans les Territoires (COGAT), le général Yoav Mordechai a commenté ces propos sur sa page Facebook : « Que le chemin menant de l’incitation à la haine aux actes de terrorisme les plus sauvages, est court. Nous voyons à quel point la vie des habitants de Judée Samarie peut dépendre de personnes tenant des propos à ce point irresponsables. Dans notre région, il n’y a plus de distance entre les appels au meurtre et l’assassinat réel, tant certains leaders légitiment le terrorisme. En un clin d’œil, Ramallah pourrait ressembler à Raqqa ou Mossoul. Ce qui a été dit par Sultan Abu Aleynin est le franchissement d’une ligne rouge qui aura des conséquences ».
Pour l’instant, aucun communiqué de la Moukata n’a été publié après les propos tenus par le conseiller du président palestinien.

