Rafi Strauss aux Israéliens : aidez-moi à vivre ici
Depuis que l’histoire de Rafi Strauss est apparue dans la presse israélienne, son cas est vite devenu l’affaire du pays et LE sujet de discussion de la semaine. Voici son témoignage.
« Je sais que mon apparence est désagréable, j’ai subi plus de 300 actes chirurgicaux, mais j’aimerais que les gens n’aient pas peur de moi, ni ne prennent leur distances à cause de cela », a déclaré Rafi Strauss lors d’une conférence spéciale à Petah Tikva cette semaine.
Traité pour affection cutanée rare qui ne lui permet pas d’être exposée au soleil, Strauss se promène avec un masque conçu par l’agence spatiale de la NASA. « Je dis aux gens, ne jugez pas le livre à sa couverture, vous ne savez pas qui je suis, vous devez pénétrer mon cœur et ne pas voir seulement ce qui est à l’extérieur », a déclaré Strauss, qui est arrivé en Israël cette semaine pour une courte visite et pour la première fois de sa vie, en tremblant.
« Il m’est difficile d’expliquer à quel point je suis excité de pouvoir raconter un peu l’histoire de ma vie. Je n’ai pas eu une vie facile. Malheureusement il m’est impossible de vivre en Israël, je ne peux pas à cause de la bureaucratie médicale. Je souffre d’une maladie orpheline qui touche 1 personne sur un million. Autant dire que nous ne sommes pas nombreux dans le monde. Je peux dire que j’ai gagné à la loterie, mais la mauvaise loterie », dit-il avec un sourire. « A mon grand désespoir, je ne peux pas m’installer en Israël. Pourtant, les médecins sont parfois plus compétents qu’aux Etats-Unis, mais les démarches administratives stoppent tout processus, » reconnait-il amer.
Fou de ce pays
« Lorsqu’une nouvelle tumeur apparaît sur ma peau, je dois me rendre immédiatement à la biopsie, obtenir une réponse rapide et retirer la tumeur. Aux États-Unis, cela se produit immédiatement. Une biopsie a lieu dans les 48 heures, et s’il s’avère que c’est une tumeur cancéreuse, deux jours plus tard, je suis sur la table d’opération. En Israël cela n’arrive pas malheureusement. Il est difficile d’obtenir des rendez-vous, les résultats prennent du temps et le processus coûte très cher.

Alors je me contente de venir en tant que touriste. Je suis fou de ce pays. Lorsque l’avion se pose à Ben Gourion, mon cœur bat la chamade. Rien ne me fait plus plaisir que d’être là. »
Son message a été transmis par voie de presse au ministère de la Santé à Jérusalem. Rafi…et les journalistes attendent une réponse officielle de l’Etat d’Israël qui ne saurait tarder.






J’espère pour lui que la réponse sera positive et qu’il pourra enfin bénéficier des soins dont il a besoin.
Israël soigne bien les enfants des terroristes gazaouis, alors pourquoi pas ce garçon fou de ce pays.
ROSA