Ramallah ? Non, le congrès honteux du Parti travailliste britannique
Après des mois de crise pour le Parti travailliste britannique dont l’image a été sérieusement entamée par des prises de positions antisémites, le focus des médias s’est concentré sur la fête annuelle du Parti qui s’est tenue ces derniers jours à Liverpool.

Quatre jours durant lesquels la question israélo-palestinienne a obnubilé les participants.

« On se serait cru à un attroupement des militants du Fatah à Ramallah » a commenté l’un des participants, apparemment effaré par la tournure que prennent les événements au sein de son parti. « On les tacles sur l’antisémitisme, ils font mine de faire amende honorable et sortent la grosse artillerie contre Israël. Ca ne s’arrêtera donc jamais ! » a-t-il déclaré à la BBC.
La présidente de l’Union des étudiants juifs qui le Parti
Par ailleurs, la présidente de l’Union des étudiants juifs a annoncé sa démission du Parti travailliste britannique, invoquant « l’incapacité totale du parti et son manque de volonté politique pour lutter contre l’antisémitisme ».
« Ma position en tant que présidente de l’Union des étudiants juifs signifie que je ne peux pas, de bonne foi, continuer à être membre d’un parti politique qui a délibérément et imprudemment permis à l’antisémitisme d’émerger et, plus inquiétant encore, de prospérer », a écrit Hannah Rose dans une lettre envoyée mercredi à la secrétaire générale du Parti travailliste, Jennie Formby.
« Je salue les efforts de nombreux étudiants juifs qui restent et se battent pour le parti que j’aimerais encore pouvoir appeler ma maison politique. Cependant, tant à titre personnel que professionnel, je ne peux soutenir ou secourir un parti que ses propres députés considèrent comme raciste sur le plan institutionnel », a-t-elle écrit dans sa lettre, publiée dans le Huffington Post UK.





