Théodore aurait été satisfait: 120 Herzl dans la salle
Herzliya : hommage à Théodore Herzl à l’occasion du 120e anniversaire du Premier Congrès sioniste
Ce sont 120 hommes et femmes, portant le prénom d’Herzl, qui ont posés pour une photo historique, fin août à Herzliya en Israël, en amont au 120e anniversaire du Premier Congrès sioniste. Une manière de rendre hommage à ce grand visionnaire, à son héritage et à son immense contribution à la création de l’État d’Israël.
Parmi eux, Herzl Bodinger, ancien commandant de l’armée de l’air israélienne, qui a confié pour l’occasion que ses parents l’ont non seulement nommé en l’honneur de ce sioniste de la première heure, mais aussi en mémoire de son grand-père paternel, qui portait le même prénom, et qui a disparu en Roumanie pendant l’Holocauste.
Pour la petite histoire, le père de Bodinger a immigré en Israël en 1933, où il a épousé une femme juive d’origine indienne. Son oncle Sammy, resté en Roumanie, a également nommé son premier fils Herzl, montant tous deux en Israël dans les années 1960. Ce dernier est également présent sur la photo.

« On dit que personne n’est irremplaçable, mais je ne sais pas si quelqu’un d’autre aurait pu initier le fabuleux processus qu’Herzl a mis en branle, y compris toutes ces controverses tel que l’établissement d’un foyer juif en Ouganda », a confié Herzl Bodinger à la radio israélienne . « Malgré tout, l’issue fut la bonne même si les Juifs auront toujours à redire.
« Dans cinquante ans, tout le monde le comprendra »
Une campagne a également été lancée par le ministère israélien des Affaires étrangères sur les réseaux sociaux, avec la création du compte Twitter « @HerzlTweets », qui cite des phrases emblématiques du journaliste autrichien.
Souvenez-vous. Ce fut le 29 août 1897 à Bâle en Suisse, Théodore Herzl, journaliste d’origine hongroise, convoquait près de 200 personnalités issues de 17 pays, dont 69 délégués appartenant à des groupes sionistes. Un rassemblement inédit considéré aujourd’hui comme un événement majeur en faveur de la création d’un État juif.
À la suite du Congrès, Théodore Herzl avait écrit dans son journal : « À Bâle, j’ai fondé l’État juif. Si je l’avais dit à haute voix aujourd’hui, j’aurais été accueilli par un rire universel. Dans cinq ans peut-être, et certainement dans cinquante ans, tout le monde le comprendra. »




