Vidéo : la terreur frappe de nouveau à Raanana ce shabbat

La ville de Raanana, cité paisible du centre d’Israël appréciée de nombreux immigrants anglophones et francophones, a de nouveau été frappée par une attaque au couteau en plein shabbat. Plusieurs personnes ont été blessées avant que l’assaillant ne soit neutralisé.

Le déroulement de l’attaque

L’agresseur s’en est pris à des passants avant de prendre la fuite. Pris en chasse par des policiers et par des habitants armés, il a été rattrapé dans le même périmètre et arrêté. Le couteau utilisé a été retrouvé à proximité. La police a ensuite recherché pendant un long moment un éventuel complice dans plusieurs quartiers de la ville, avant de mettre fin aux recherches et de lever l’alerte.

Les victimes prises en charge à l’hôpital Meïr

Le directeur adjoint de l’hôpital Meïr de Kfar Saba, Doron Netser, a indiqué que plusieurs blessés avaient été admis aux urgences. Un homme grièvement touché au ventre a été directement conduit au bloc opératoire ; son état s’est ensuite amélioré et son pronostic vital n’était plus engagé. Deux femmes, légèrement blessées au bras et au visage, ont été soignées aux urgences. Une autre femme, en état de choc, a également été prise en charge.

Une ville déjà touchée

Raanana avait déjà été la cible d’attaques au cours de la même période, dans un contexte de multiplication des agressions au couteau à travers le pays. Ces attaques, souvent commises par des individus isolés sans lien direct avec une organisation, sont particulièrement difficiles à prévenir. Elles visent des lieux du quotidien : arrêts de bus, rues commerçantes, abords de synagogues.

Le fait que l’attaque survienne pendant le shabbat, jour de repos où les rues sont plus calmes et où de nombreux habitants se rendent à pied à la synagogue, a renforcé le sentiment d’insécurité parmi la population.

La mobilisation des civils

Comme lors d’autres attaques, des habitants porteurs d’armes ont participé à la neutralisation de l’assaillant aux côtés de la police. En Israël, de nombreux civils, anciens soldats ou réservistes, sont autorisés à porter une arme, ce qui permet parfois d’intervenir avant l’arrivée des forces de l’ordre. Ce rôle des civils fait débat, mais il a contribué à limiter le bilan de plusieurs attaques.

Pour les habitants de Raanana, l’attaque est venue rappeler qu’aucune ville n’est à l’abri. La communauté s’est mobilisée pour soutenir les blessés et leurs familles, dans un élan de solidarité caractéristique de la société israélienne face à la terreur.