Coulisses de la conférence: hier à Paris, la Grande-Bretagne est devenue l’alliée d’Israël
16 janvier 2017
Selon le quotidien britannique « The Guardian », il se confirme que le gouvernement de Theresa May s’est singulièrement démarqué des positions adoptées hier au cours de la conférence de Paris. On savait déjà que la Première ministre avait tempêté contre Boris Johnson, son chef de la Diplomatie qui avait en coulisses, appuyé et voté la résolution anti-israélienne à l’ONU le 23 décembre dernier.
Cette fois à Paris, May a pris les devants. D’abord en n’envoyant qu’une délégation subalterne. Puis, au cours de la journée, la représentation britannique a fait entendre sa différence en réaffirmant à qui voulait l’entendre, que seules des négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens s’avèreraient efficaces. Devant les caméras, des « réserves » ont été exprimées vis-à-vis de la Conférence de Paris. D’ailleurs, la délégation britannique n’a pas souhaité parapher le communiqué final. Ce sera sans elle !
Le Guardian relate les commentaires faits à Londres au même moment dans l’entourage de Theresa May : « Le texte final de cette initiative française ne contribuera en rien au rapprochement entre les deux parties. Pire, il nous éloigne d’un véritable accord ».
La belle unanimité aperçue hier autour de François Hollande sur la photo officielle n’était donc qu’un acquiescement de façade. Londres a insisté pour que ses délégués n’aient qu’un statut d’observateurs. D’autres pays comme la république Tchèque ont fait valoir leur différence. Même les Etats-Unis ont fait pression pour « équilibrer » le texte final.
Au final, Israël n’a pas grand-chose à craindre des conséquences éventuelles de cette conférence. Mais au cas où, Donald Trump pas encore aux commandes, a appelé la Grande-Bretagne (encore elle !), à user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies, si un nouveau guet-apens était tendu à Israël. Netanyahou se serait-il trouvé un nouvel allié en Europe ?

