Vidéo : un Arabe poignarde par derrière un soldat de Tsahal et accuse ce dernier de l’avoir agressé

La scène s’est déroulée un vendredi soir dans une station-service de Naharia, dans le nord d’Israël. Un jeune assaillant a poignardé un officier de Tsahal, avant d’affirmer qu’il avait agi en état de légitime défense après une dispute. Les images de vidéosurveillance racontent une tout autre histoire.

Une attaque dans le dos

Sur la vidéo, l’officier vérifie les papiers de plusieurs clients de la station-service. L’assaillant arrive par derrière et le frappe dans le dos, sans aucune altercation préalable. Après avoir reçu plusieurs coups de couteau, le soldat parvient à se défendre, aidé par un autre Israélien venu lui prêter main-forte. Dans la lutte, l’agresseur réussit à s’enfuir avant d’être arrêté.

L’officier, blessé, a été pris en charge par les secours. Les images ont rapidement circulé dans les médias israéliens, car elles contredisaient de manière frappante la version donnée par le suspect.

La stratégie du déni

Ce n’est pas la première fois qu’un assaillant conteste les faits malgré des preuves filmées. Quelques jours plus tôt, deux jeunes avaient tenté de poignarder des passants sous l’œil des caméras de surveillance de Jérusalem, et l’une d’elles avait également nié les accusations. Pour les enquêteurs, ces dénégations s’inscrivent parfois dans une stratégie de défense visant à transformer une attaque en simple rixe.

Les caméras de surveillance, de plus en plus présentes dans l’espace public israélien, jouent un rôle décisif dans ces dossiers. Elles permettent d’établir la chronologie exacte des événements et de distinguer une agression préméditée d’un incident spontané.

Le poids des images

Dans un conflit où chaque événement fait l’objet d’une bataille de récits, la vidéo est devenue une pièce centrale. Les autorités israéliennes publient régulièrement les images d’attaques pour contrer les versions contradictoires diffusées sur les réseaux sociaux. À l’inverse, des organisations palestiniennes ou des ONG diffusent leurs propres enregistrements pour dénoncer des usages excessifs de la force.

Dans l’affaire de Naharia, les images ne laissent guère de place au doute sur le déroulement des faits. C’est à la justice qu’il revient désormais de se prononcer sur la responsabilité de l’auteur, mais la vidéo a déjà démonté l’argument de la légitime défense et rappelé l’importance des preuves objectives dans un contexte où la vérité est souvent contestée.