Vidéo : l’Autorité palestinienne célèbre un massacre de Juifs et une terroriste
L’Autorité palestinienne a inauguré un square situé entre Ramallah et El Bireh en hommage à Dalal Mughrabi. Ce nom est associé en Israël à l’un des attentats les plus meurtriers de son histoire : le massacre de la route côtière. La cérémonie, filmée et diffusée, a suscité une vive indignation.
Le massacre de la route côtière
Dalal Mughrabi dirigeait un commando de terroristes du Fatah partis par la mer depuis le Liban. Débarqués sur une plage au nord de Tel-Aviv, ils ont tué une photographe américaine, puis se sont emparés d’un autobus sur la route côtière, prenant les passagers en otages. La fusillade qui a suivi a fait des dizaines de morts civils, dont de nombreux enfants. L’attaque, connue en hébreu sous le nom de massacre de la route côtière, visait aussi à saboter le processus de paix alors engagé avec l’Égypte.
Une figure glorifiée
Dans les territoires palestiniens, Dalal Mughrabi est présentée comme une héroïne et une martyre. Outre ce square, son nom a été donné à une école de filles à Hébron, à des colonies de vacances, à des tournois sportifs et à d’autres lieux publics. Pour Israël et de nombreuses organisations, cette glorification d’une terroriste responsable de la mort d’enfants constitue une incitation directe à la violence.
Les dirigeants palestiniens présentent ces hommages comme l’expression d’une mémoire nationale de la lutte armée. Mais pour leurs détracteurs, honorer ainsi les auteurs d’attentats contredit l’engagement affiché en faveur de la paix et envoie un message dangereux aux jeunes générations.
L’incitation au cœur du débat
La question de l’incitation dans les médias, les manuels scolaires et l’espace public palestiniens revient régulièrement dans les discussions diplomatiques. Israël estime qu’aucune paix durable n’est possible tant que des terroristes sont célébrés comme des modèles. Des organisations de surveillance des médias documentent ces pratiques et les présentent aux pays donateurs, dont certains ont exprimé leur malaise face à l’utilisation de fonds publics pour des institutions portant le nom de terroristes.
Pour les familles des victimes, chaque inauguration de ce type ravive la douleur. Elle rappelle que la mémoire d’un massacre peut être transformée, de l’autre côté, en symbole de fierté. Tant que ces symboles perdureront, estiment de nombreux observateurs, la réconciliation entre les deux peuples restera hors d’atteinte.

