Israël invente l’avion électrique

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Bely Landerer Aucun commentaire avion, batteries, électrique, Eviation

Pile après la voiture électrique, à l’avion branché sur batterie de voler. Venant d’Israël… Rien ne nous étonne plus vraiment ! Ainsi dans ce cas précis, l’histoire de ce très jeune homme, Omer Bar-Yohay, déjà directeur général depuis 2015 d’une Start-Up sise à Tel-Aviv. Une de plus !

Une Start-Up au nom composite qui titille l’imagination, « Eviation », tout comme le patronyme de sa petite dernière présentée au Salon du Bourget, « Alice» (au pays des merveilles ?), un appareil de neuf places à propulsion entièrement électrique d’une autonomie de 1 000 kms.

Cet avion qui vole à une vitesse de croisière de 520 km/h n’a pas manqué d’intéresser la compagnie régionale américaine « Cape Air » qui devrait être la première à l’exploiter, chaque heure de vol ne nécessitant que trente minutes de recharge, ( selon les données fournies par son concepteur), pour une masse de 6,5 tonnes au décollage dont la série de batteries représente 60% du poids total.

Construit en fibre de carbone, (grâce au grand plus apporté par « Multiplast », une entreprise française), il a tout pour séduire les compagnies aériennes du fait de son prix de vente raisonnable, (à partir de 3,6 millions d’euros) et son faible coût d’exploitation.

Outre « Cape Air », le modèle exposé a attiré l’attention de bons nombres de visiteurs étonnés du « look » de l’appareil doté de trois hélices toutes tournées vers l’arrière de l’appareil.

Bingo !

« Eviation »  et « Alice »jouent la carte de l’innovation dans le monde de l’aéronautique. « Il ne s’agit pas de la version électrifiée d’un avion classique »,répète sans se lasser Omer Bar Yohay, « mon engin à la base, a été conçu pour être électrique ».

Son « Alice » vise les dessertes entre villes secondaires notamment aux Etats-Unis où le transport ferroviaire n’est pas particulièrement développé et cerise sur son cockpit, pourra grâce au taux-zéro d’émission de CO2 représenter une alternative bien-venue aux transports routiers quels qu’ils soient.

 Toutefois entre projet et autorisation de voler, manque encore à ce bel oiseau d’obtenir le satisfecit des autorités américaines et européennes.

Ce qui suppose encore plusieurs mois de tests.

N’empêche ! Le courant de passer sans faire sauter les plombs. Ainsi cet investisseur néo-zélandais installé à Singapour, Richard Chandler, propriétaire du fonds d’investissement Clermont group, qui a payé cash, sans broncher, la modique somme de 76 millions de dollars pour profiter du courant porteur et devenir actionnaire majoritaire d’ « Eviation »  …