Mandatée par le gouvernement en 2015, Mounia Douzar estime que les Juifs bénéficient d’un « deux-poids deux-mesures » en France
20 avril 2016
Dounia Bouzar est incontournable en France sur le volet de la déradicalisation islamique. Fondatrice du Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), dont elle est directrice générale depuis 2014, elle a estimé sur les ondes que les Juifs portant kippa bénéficiaient en France d’un traitement plus favorable que les Musulmanes voilées…
Fin 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault la nommait à l’Observatoire de la laïcité et en 2014, le président de cette institution, Jean-Louis Bianco, lui remettait la médaille de chevalier de la Légion d’honneur.
En 2015, l’organisation de Mme Bouzar était même mandaté par le ministère de l’Intérieur comme EMI (équipe mobile d’intervention) en désembrigadement sur l’ensemble du territoire français. L’association est aussi dotée de subventions publiques dès avril 2014.
Sur les ondes de BFMTV, Dounia Bouzar a répondu aux critiques dont le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam a fait l’objet.
Par ailleurs, elle a estimé qu’avec ses déclarations sur le voile à l’université, le Premier ministre faisait « le jeu de Daesh ». « Daesh met en avant un complot contre les musulmans et la laïcité à deux vitesses », a-t-elle affirmé, estimant qu’une « maman avec son foulard », était traitée différemment d’un « papa avec sa kippa ». Pour elle, il existe un « système à deux poids deux mesures » qui expliquerait en partie le nombre de jeunes à être séduits par le discours jihadiste en France. En synthèse, la radicalisation des jeunes musulmans de France a trouvé un nouveau bouc émissaire, le Juif à kippa…

